jeudi 12 juillet 2012

Trail VERBIER ST-BERNARD


Et maintenant, après la Moulinette Céleste,

un « p’tit » tour en SUISSE  à   pour le 
Trail VERBIER_SAINT-BERNARD !!!
(110 Km et 7300 M D+)


Jeudi 05 juillet, 0820 Hr : la joyeuse troupe composée de Nathalie, son mari Hervé (dit Nono), Frédéric (Fred de la RTBF) et moi-même (Buffalo Joe) prend la direction de VERBIER (petite localité « petzouille » suisse, comme dirait Nath …). Nous arrivons sur place en milieu d’après-midi et nous nous installons dans nos hôtels respectifs (je ne m’étendrai pas sur les prix pratiqués par rapport au niveau de l’hébergement mais on remarque que nous sommes en SUISSE).Nous découvrons une station encore bien peu agitée, morte même et nous aurons aussi du mal à trouver un restaurant ouvert ce jeudi soir !!! 

Vendredi 06 juillet : après une matinée dédiée à la visite de VERBIER VILLAGE et de VERBIER STATION, nous retrouvons d’autres amis trailers : Martine et Marchos (Belgique), Caroline, Sébastien et leur galopin Louis (France), Marie-Jeanne et Jean-Louis (Suisse). Pierre, un autre ami suisse, nous rejoindra au soir.
 
Tous ensemble nous retirons nos dossards sur la Place de l’Ermitage et nous nous soumettons au contrôle du matériel obligatoire. Après, nous parcourons les quelques stands d’équipement situés sur place (ce n’est pas le salon de l’UTMB, loin de là mais bon, tant mieux, car ce sont toujours des prix suisses…). 










Une petite incursion au MONDE DES CREPES
et, ensuite,  nous mettons la touche finale à notre équipement pour le lendemain. Souper à notre hôtel (où une Américaine d’un certain âge et habitant SANTA CRUZ nous tiendra des propos parfois quelque peu étranges) et nous allons nous coucher.



Samedi 07 juillet : après une très courte nuit, réveil à 0300 Hr. Nous avons droit à un p'tit déj et vers 0415  Hr, Nono, Pierre et moi nous montons déjà 100 M de D+) jusqu'au départ où nous retrouvons  Fred, Sébastien et Jean-Louis. Dépôt des sacs destinés au ravito de LA FOULY et briefing à 0430 Hr.
La météo est super bonne et la pluie ne serait prévue que durant la nuit. A 0500 Hr tapante (nous sommes en SUISSE), le départ est donné et les 304 trailers sont lâchés dans les rues de VERBIER STATION (1490 M). Nul besoin de la frontale, il fait suffisamment clair. 
En vue de ma préparation à la Diagonale des Fous, j'ai décidé de ne pas utiliser les bâtons (malgré tout, par sécurité, je les ai mis dans mon sac à dos) : je sais que je vais peiner mais il faut bien s'y habituer. Sans connaître le parcours, j'ai estimé mon temps de course à 2400 Hr, on verra bien !!!
Je serai encore avec tous mes amis durant quelques centaines de mètres et puis, une escale "technique" me fera perdre le contact avec eux tous. A part Pierre et Sébastien, je ne les reverrai plus du tout durant l'épreuve !!!
Déjà une bonne montée de 950 M sur 7 Km jusqu'à la PIERRE AVOI (2400 M), montée durant laquelle des chamois couperont à plusieurs reprises la file de coureurs, fantastique!  Un passage à  travers un  immense filet métallique me lacère quelque peu la main gauche qui se met à saigner assez fort : pas grave mais embêtant, j'en mets partout et courir avec la main en l'air, c'est "étrange". Cela s'arrête enfin après une grosse ½ hr. Une courte descente m'amène jusqu'au 1er ravito situé à CROIX DE CŒUR (2173 M) au Km 9.8 : il est 0700 Hr et cela fait déjà 2 Hr que le départ a été donné.
J'ai une mauvaise sensation, j'ai l'impression que mes jambes n'ont pas trop de "jus" et j'espère que cela va passer et s'améliorer !!! Je suis légèrement en avance sur mon planning horaire.
Je ne m'attarde pas trop au ravitaillement et j'en profite pour nettoyer ma main en sang et rebelote, cela "repisse"…Tant pis ! Le parcours est ensuite assez descendant, on longe longtemps un bisse (petit canal d'irrigation valaisan) et on remonte durant +- 200 M  au COL DU LIN (1658 M, Km 19.6) : mes jambes ne semblent malheureusement pas reprendre du poil de la bête !!!!  C'est aussi à peu près à ce moment que je rattrape et dépasse mon ami Pierre.  
Une bonne descente (-350 M) m'amène au LEVRON, 2ème ravito situé au Km 21.3, 1310 M, où  je refais le plein de ma poche à eau. Il est 0832 Hr et j'ai un peu plus d'une demi-heure d'avance sur mon timing : no stress. 
La descente continue encore et une longue portion plate nous amène à SEMBRANCHER, en fond du Val de Bagnes, à  720 M d'altitude, Km 26.8. Il est 0916 Hr et je suis encore en avance de ¾ d'Hr. La barrière horaire est fixée à 1000 Hr à  cet endroit-là.

Les copains n'ont pas oublié de m'adresser quelques SMS encourageants et j'apprends par Nodule (Yves de BORN TO RUN) que je suis en 202 ème position et que Nono est 9 Min devant moi. Je prends mon temps, je remplis ma poche à eau encore une fois  et je "déguste" un bon bol de soupe aux vermicelles. Hm, c'est bon  malgré la chaleur ! 
Vu que nous sommes en fond de vallée, il va bien falloir remonter, alors, on y va ! Nous quittons SEMBRANCHER via ses ruelles et direction CHAMPEX. Cela ne monte pas très fort mais cela monte longtemps !!! Mes jambes n'ont toujours pas retrouvé leur "jus" !

Après 8 Km et 850 M D+, j'atteins le ravitaillement de CHAMPEX (1473 M, Km 34.3) vers 1106 Hr. C'est chouette de découvrir cet endroit de jour (lors de l'UTMB, il faisait noir). J'ai encore près d'une heure d'avance sur mon plan de marche malgré mon manque de punch, je ne dois pas encore me tracasser…. Vu qu'il y a encore 14 Km jusqu'au ravitaillement suivant, je fais le plein d'eau et je repars après 10 Min.
Je fais exactement le chemin inverse de l'UTMB, et de jour donc, par la rive gauche du torrent,  jusque LA FOULY. Cela monte gentiment (D+ 680 M) et j'arrive au gros ravito de LA FOULY (1600 M, Km 48.7) à  1421 Hr, avec plus d'une heure d'avance sur la barrière horaire fixée à 1530 Hr mais en n'ayant plus que 35 Min de bon sur mon timing!!! 

Nous ne sommes pas encore à la moitié de l'épreuve et j'ai déjà 09 Hr 21 de course.


Je me change complètement vu que nos sacs personnels sont là. Je retrouve Sébastien qui repart justement et qui m'apprend qu'un indélicat a volé les bâtons de Nono à CHAMPEX : incroyable ! (Nono en a racheté une nouvelle paire à LA FOULY). 

Je reste une bonne ½ Hr sur place avant de repartir, toujours sous un soleil très généreux. Le paysage est grandiose : le Val Ferret se montre dans toute sa beauté et je le découvre d'un autre point de vue que celui de l'UTMB, c'est grandiose !  
Selon les organisateurs et les favoris de l'épreuve, celle-ci ne démarre réellement qu'à partir d'ici !!! Pauvre de moi !!! Je n'ai fait que 2800 M de D+ et il en reste encore plus de 4000 !!!! Et encore 61 Km !!!!

  
Après une progression ascendante dans les alpages et à flanc de coteau, nous atteignons ARS DESSUS (1955 M) : la moitié de l'épreuve est faite. Ensuite, cela monte très fort jusqu'aux lacs de FENETRE où je découvre un magnifique paysage : la montagne est vraiment belle.

Cela me fait quelque peu oublier mes jambes mollassonnes : JE SUIS BIEN !!! Encore un dernier effort à travers les cailloux et quelques névés et j'atteins le COL de FENETRE (2698 M, Km 59.7) à 1737 Hr, après  +- 1300 M D+. Et voilà, je bascule en Italie durant quelques centaines de mètres !!!!


 

Une bonne descente (- 300 M) m'amène à la route du Col du GRAND ST-BERNARD où des motards me font envie sur leurs belles machines ! Je traverse cette route et je remonte un bon sentier jusqu'au GRAND ST-BERNARD (2469 M, Km 62.9) où j'arrive au ravito à 1826 Hr (1/4 Hr en avance sur mon planning : ça diminue). 

Un bon petit bouillon pour me revigorer et, après de nouveau avoir fait le plein d'eau (il reste 14 Km jusqu'au point suivant), je repars. A part les peluches dans les vitrines des boutiques, je ne vois pas de vrais chiens ST-BERNARD !!!
Direction le COL DES CHEVAUX (2714 M, Km 65.1), via un sentier assez technique, que j'atteins après 275 M de D+, non sans mal encore et toujours : le jus manque… Je bascule dans la descente de la Combe de DRONE et un panneau "DESCENTE DANGEREUSE" est judicieusement placé : celle-ci l'est vraiment et, de plus, très technique. Ce n'est pas le moment de trébucher ou de rêvasser !
Je rejoins un trailer américain, ROB,et je me sens un peu moins seul d'un coup. 

Au bas de cette combe, un contrôleur nous "puce" et il est alors 2005 Hr : déjà 1505 Hr de course. Le chemin s'adoucit et , après avoir évité quelques vaches qui ne voulaient pas laisser le passage, je longe le lac des Toules et je rejoins BOURG-ST-PIERRE  à 2140 Hr. J'ai maintenant ¼ Hr de retard sur mon planning mais j'ai 2  Hr d'avance sur la barrière horaire (2330 Hr) : cela va aller, no stress.


La nuit tombe et la frontale est de mise maintenant.
Des pâtes sont proposées et j'en profite pour me rassasier et me reposer quelque peu. ½ Hr plus tard, je quitte ce nid douillet et nous empruntons d'abord une route forestière et ensuite un sentier alpestre. Je vois plein de frontales un peu partout sur les flancs de la montagne et j'aperçois au loin les lueurs de la Cabane de MILLE, prochain objectif situé au Km 88.4 (2480 M) : mon dieu que cela me semble éloigné, surtout que le sentier ne semble pas s'y diriger directement !!!! J'ai toujours aussi peu d'énergie dans les gambettes mais je ne veux pas utiliser les bâtons non plus !!!
J'arrive enfin à la Cabane de MILLE à 0145 Hr (tiens, nous sommes dimanche) après plus de 1.000 M D+ et sous un vent très fort et frisquet. Un bon bol de soupe m'est offert et même apporté sur mon petit banc par un bénévole, quel confort !!!! 

Avant de repartir et vu le vent glacial, je décide d'enfiler du chaud : ma veste, mes gants et mon bonnet.  Ce ne sera pas du luxe.
Après 10 Min, je repars bien emmitouflé et j'aborde la descente qui doit m'amener à LOURTIER (1074 M, Km 99.3) après +-1500 M de D-. Peu après avoir abordé cette descente, je vois un trailer couché dans les fourrés : je lui demande si ça va et il me répond par l'affirmative. Je le laisse alors en paix. 

J'en profite aussi pour enlever toutes mes couches car il fait vraiment bon (ou plutôt, la descente m'échauffe bien). Ces 11 Km de descente ne sont pas faciles du tout et les cuisses chauffent un Max, elles aussi, mais bon, il faut y aller. Il me faudra quand même presque 3 Hr pour réaliser cette descente !!! 
Je rejoins le ravito de LOURTIER à 0440 Hr avec quasi 2 Hr de retard sur mon planning horaire : je n'avance plus, misère !  Néanmoins, j'ai 3 Hr d'avance sur la barrière horaire (0730 Hr) et j'ai jusque midi pour effectuer les 11 Km et 1200 M D+ qui me séparent de VERBIER (arrivée). C'est bon, il n'y a pas le feu au lac (ou pas encore ) !!!! 
Après ¼ Hr de repos, je reprends le cours de l'épreuve : un chouïa de route, un chouïa de prairie et j'attaque (ou alors serait-ce l'inverse) la fameuse montée de LA CHAUX. Quelle horreur et quel mur! 


Le jour commence à poindre et j'enlève ma frontale. Je ne me suis jamais autant arrêté dans une montée!!! 


Vers 0630 Hr, la pluie commence à tomber et je me résous  à enfiler ma veste imperméable. Je sors du bois et une dernière crête bien raide m'attend. Vu la pluie et le sol glissant qui m'empêche d'avancer, je me décide finalement à prendre mes  bâtons pour terminer les 200 M de D+ jusque LA CHAUX (2200 M, Km 104.2) où j'arrive au dernier ravitaillement à 0741 Hr, après 0245 Hr d'ascension (le mot est juste).

De tonitruants bravos nous accueillent dans la tente-ravito : quel bonheur! La fin  (de l'épreuve) est proche : il reste 7-8 Km jusque VERBIER et presque tout en descente (- 800 M). Un p'tit coup à boire et hop, c'est reparti. Il ne pleut quasi plus, super !
La descente vers VERBIER, à  travers les bois et les prairies, est  vraiment casse-pipe. je manque plus d'une fois de voler les 4 fers en l'air et je peux vous dire que les bouses de vache sont bien glissantes…
Arrivé au hameau de CLAMBIN sur les hauteurs de VERBIER STATION, je discute 5 Min avec un riverain et j'en profite aussi pour remettre un peu d'ordre dans ma tenue (pour les photos, la télé, les groupies !!!!)
C'est reparti pour la descente finale  jusqu'à l'arrivée Place de l'Ermitage à VERBIER où j'arrive à 0927 Hr, après 28 Hr 27 de course. Ca y est, je suis FINISHER du VSB 2012 !
Et, surprise, je suis encouragé et accueilli par les organisateurs et mes amis : Jean-Louis, Marie-Jeanne, Caroline, Fred, Pierre. Sébastien et Nono sont déjà dans les bras de Morphée, les veinards !




Après la photo finale, Fred m'offre une bonne bière et je l'engloutis avec bonheur, quel délice ! Cela change des boissons avalées durant ces 28 Hr. 

Quelques chiffres :     304 partants   
                           172 finishers (57 %)     132 abandons (43 %)
                            1er au scratch : Emmanuel GAULT      : 14 Hr 05
                            88 ème         : Frédéric GERSDORFF : 23 Hr 44
                            119 ème        : Hervé NOWE (NONO) : 26 Hr 12
                            135 ème        : Sébastien LE DROGO : 27 Hr 28
                            151 ème        : Joël MEUWIS          : 28 Hr 26
                            171 ème et dernier finisher              : 30 Hr 11 

Pour diverses raisons, Pierre et Jean-Louis auront mis un terme à leur épopée avant VERBIER.
Il ne faut pas oublier, non plus, les participants au parcours "initiatique" LIDDES-VERBIER, de 29 Km avec 2500 M D+.

En effet, ils auront aussi souffert et dans le Col de MILLE et dans la montée de LA CHAUX. Nathalie, la tendre moitié de NONO, a parcouru l'épreuve en 08 Hr 58. Bel effort et quel mérite également. Tandis que Martine et Marchos, engagés sur la même distance, préfèreront s'arrêter à LOURTIER, avant la montée vers LA CHAUX. 

Après un passage pour récupérer et la caution et le cadeau finisher (polo technique)   


  

et mon sac personnel revenu de LA FOULY, je rejoins, clopin-clopant, mon hôtel à VERBIER VILLAGE. 
Une bonne douche me fait énormément de bien et je me repose un peu vers 1100 Hr. Je ne me réveillerai que vers 1415 Hr, sans avoir entendu les SMS qui me seront parvenus !  

Le soir, nous nous retrouvons, Martine et Marchos, Nathalie et Nono, Fred et moi, au restaurant AL CAPONE à  VERBIER STATION afin de fêter notre succès et de recharger méritoirement nos accus !!!

 


Lundi 09 juillet : après une nuit quelque peu réparatrice (au point de vue du sommeil car les muscles sont bien endoloris), nous reprenons la route vers la Belgique et ce, sous le soleil. 

Malheureusement, la pluie nous y accueillera !!!
Les 2 jours suivants me laissent encore les jambes et les mollets raides et je ne parviens pas encore à récupérer de la fatigue engendrée par cette longue épreuve.
En y réfléchissant bien, il s'agit certainement d'une des courses les plus dures à laquelle  j'ai participé (après Le Grand Raid des Pyrénées 2011) mais, vu que je n'ai presque pas utilisé les bâtons, cela me réconforte un peu.
Il y a encore du travail pour la Diagonale des Fous à LA REUNION mais je sais ce que je dois améliorer, c'est le principal !




On était bien !!! On est bien !!! On sera bien !!!

Site internet de l’épreuve :        http://www.trailvsb.com/


Buffalo Joe
(Joël Meuwis)



samedi 2 juin 2012

Et voilà, encore un palier de franchi en vue de mener à bien mon projet
ACTION MAISON / NEPAL-SECOURS
(http://www.nepal-secours.be/joel-2.html)
lié à ma participation à LA DIAGONALE DES FOUS :

 

LA MOULINETTE CELESTE 27 mai 2012

 Distance 100 km…
et un chouia de 6.433 mètres!!!
Dénivelé +   4.753 mètres
Parcours Trail en une seule boucle, hors GR et balisé


Dimanche 27/05/2012, 0130 Hr : lever après une trop courte nuit. Je m’apprête et, après un p’tit déj bien énergétique, il est déjà temps d’aller chercher LE GECKO chez lui. Il est 0230 Hr et il m’attend déjà avec impatience, pressé de se faire hacher menu peut-être ???...

Direction le hameau de HEILRIMONT à 4987 MOULIN DU RUY (STOUMONT), non loin de FRANCORCHAMPS, où nous arrivons vers 0340 Hr. Merci à l’Indien de nous avoir indiqué le chemin (les participants comprendront…). Le camp de base des GOCC (Gentils Organisateurs des Coureurs Célestes) est déjà en pleine effervescence : point de ralliement d’une grosse centaine (130 ?) de coureurs (un peu insensés) et d’autant d’accompagnants et de bénévoles. 
 Retrait du dossard et dépôt de nos sacs personnels en attendant le briefing de PDM. Evidemment, il n’y a quasi que des visages connus et, malgré ce qui nous attend, le sourire est sur toutes les lèvres et l’ambiance est vraiment détendue. Je retrouve les copains de notre team BORN TO RUN : NODULE (le boss), Claire (NO STRESS), BOWIE, NONO, FRED et PAPY. 

Après un court briefing de PDM, le départ est donné vers 0506 Hr. Il fait déjà clair et la frontale n’est pas nécessaire. Dès le lâcher des fauves, les copains du team démarrent comme des malades et je les perds de vue assez vite (il est vrai que je tire plus vers le Brabançon que le pur-sang Arabe). Qu’importe, je vais à mon rythme et je ne dois pas m’en faire, l’important est d’arriver et de profiter de tout.  Nous serons toute la journée dans les bois, à de rares exceptions près. Je fais quelques kilomètres avec LULU, puis avec LE RAMEUR et je fais l’accordéon avec MABIA (qui terminera 2ème dame) et MARCASSOU. LE RAMEUR, aujourd’hui, se transformera bien malgré lui en cascadeur (3 chutes + pied foulé qui l’empêcheront de finir l’épreuve). On discute un peu de La Diagonale des Fous puisqu’il a terminé cette course en 2011.

C’est alors que j’ai l’impression de transpirer très fort d’un coup, cela me ruisselle dans le bas du dos et les fesses : ce n’est pas possible. Je m’arrête et je vérifie ma poche à eau : en effet, elle s’était ouverte. Je la referme soigneusement et je suis content d’avoir emporté, en plus, 2 petits bidons remplis de boisson énergétique : c’est que le 1er ravitaillement est situé au 30ème Km !

Justement, après +- 0330 Hr de course, on y arrive mais il se trouve de l’autre côté de la LIENNE qu’il faut traverser via un gué. Cela fait du bien aux jambes !!!

J’y retrouve NONO, NODULE, FRED et LE GECKO. GALOPIN (MERCATOR Junior) est déjà là aussi : DAWIRS, quelle famille ! Changement de chaussettes (je garde les mêmes chaussures, cela sèchera vite) + une bonne dose de NOK sur chaque pied + ravitaillement à mon aise (15 Min). Tout va bien. JET arrive à son tour. Les copains repartent déjà.  J’en fais de même avec MIKE, un sympathique trailer néerlandophone. Nous serons presque toujours ensemble jusqu’au 90ème Km. Je rejoins NONO qui déguste une mixture perso et, sitôt celle-ci avalée, il me distanciera peu à peu. Tantôt je me retrouve avec JET, tantôt avec MIKE et puis je rattrape FRED avec qui je fais un bout de chemin aussi. NONO est aussi repris et il semble avoir un petit coup de mou. Quand le mien va-t-il se produire ???

Arrivée au second ravito, IRON PUB, après +- 50 Km et 0625 Hr de course. Il est 1125 Hr, l’heure de l’apéro mais ce sera de l’eau et du coca ! LE GECKO est déjà là, encouragé par sa Véro et leur Lucille (qui sourit toujours) : c’est chouette ! BEAUCAILLOU (avec qui j’irai à LA REUNION) est là aussi mais il repart bien avant moi. Pendant que je me ravitaille, NONO arrive, assez éprouvé : plus rien ne passe, zut ! ASTRO se propose de remplir ma poche à eau et il tente d’y mettre plus que les 2 L prévus, pas facile !!! Je reste sur place 15’ environ et en repartant, IRON nous signale que les 20 prochains Km vont être très durs : ah bon ???
Je repars avec MIKE et je réalise la portée des propos d’IRON et de la mise en garde de MADNESS: le sentier monte tout droit dans la pente durant quasi 1 Km (+ de 200 M D+). En montant, on croise BUGS qui nous avise que, vers le 54ème Km, il faudra sortir carte et GPS car le balisage est très « light » !!! Il ne manquerait plus que l’on se trompe, ce n’est pas le moment ! A défaut de GPS, je sors la carte mais MADNESS nous rejoint un peu plus tard et il est chargé de baliser un peu plus le parcours. C’est ainsi que MIKE et moi parcourons +- 5 Km avec MADNESS, sans souci d’orientation. GAGARINE nous rejoint aussi. On discute tout en trottinant et ce tronçon est bien agréable.  Vers le 63ème Km, alors que nous allions aborder un plateau +- à découvert (donc, bien ensoleillé), nous retrouvons LE GECKO qui nous  fait « un coup de chaud » et il se repose quelques instants assis sur le rebord du coffre d’une voiture (ça va, il n’est pas seul). La traversée du plateau se fait sur une piste assez large et nous la quittons après +- 3 Km pour nous plonger dans le NINGLINSPO. Arrivé près du ruisseau, j’entends un cri terrible : c’est NO STRESS (Claire) qui encourage les trailers !!! Cette partie est également superbe. Joli site !

Après 1030 Hr de course (il est +- 1530 Hr), c’est l’heure du goûter !!! Cela tombe bien, c’est le lieu-dit Vieux Moulin à STOUMONT, au 70 ème Km, qui nous accueille au 3ème ravito. J’y retrouve Véro et Lucille qui attendent leur GECKO de mari et de papa, LE LOIR et BOLY. MABIA, MARCASSOU et JET arrivent quelques minutes + tard. Je sens un « P’tit coup de moins bien » qui s’annonce mais bon, il suffit de le savoir et cela va passer (du moins, je l’espère). Je remplis un bidon avec une espèce de potage salé en prévision de …. Je reste à me ravitailler une dizaine de minutes et je repars, toujours avec MIKE, peu après LE LOIR et BOLY. Un peu plus loin, ils me montrent une vipère (ou une couleuvre) qui se faufile gentiment dans les herbes. Belle bête : +- 80-90 Cm de long. On rejoint les bords de l’AMBLEVE en traversant une prairie bien humide car j’ai les deux pieds bien trempés. Pas grave, ça sèchera !  Et voilà, le « P’tit coup de moins bien » me tombe dessus : malgré une hydratation très régulière, j’ai toujours aussi soif, le sucré me dégoûte un peu. J’avale plus souvent des gorgées de « salé » et je profite de tous les points d’eau rencontrés pour me rafraîchir un Max. BOLY et LE LOIR tentent de trouver de l’eau et je les dépasse. Je n’avance plus dans les montées et j’attends que cela passe. C’est ainsi que j’arrive finalement au 4ème ravitaillement situé à ANDRIMONT, tenu entre autre CHAPI CHAPO.

Il doit être +- 1850 Hr (donc, 1350 Hr de course), je suis au 89ème Km, il en reste 17-18 Km. Ca va le faire !!! Ayant vraiment envie  d’une bonne pinte, je demande à CHAPI CHAPO si je ne pourrais pas en avoir une et il m’en offre une de bon cœur.


Quel régal, elle me fait un bien immense. CHAPI CHAPO est aux petits soins pour moi et je ne dois rien faire si ce n’est me laisser servir : quel bonheur. Je mange un petit sandwich et je repars alors que MABIA, MARCASSOU, LE LOIR et BOLY arrivent. Je ne vois plus Véro et Lucille : à mon avis, LE GECKO a dû stopper.  Je quitte ce nid douillet par un chemin ascendant qui mène à la Fagne de MALCHAMPS où il faut emprunter des caillebotis. Les 1ers hectomètres sont entièrement refaits mais les suivants sont pénibles à parcourir car ils sont discontinus et en voie de rénovation. Depuis l’entame de ces caillebotis, on a toujours la grande antenne en point de mire, comme nous l’avait expliqué PDM au briefing.  Un bref arrêt « technique » vaudra que je me fasse attaquer par une escadrille de moustiques, sales bestioles !!! J’arrive à la N62 qu’il faut emprunter sur 300-400 M avant de bifurquer sur un chemin beaucoup plus calme. J’arrive encore à trottiner, surtout que c’est en légère descente. Je rattrape un trailer, je le dépasse et je le distance en gardant mon propre rythme. Par contre, plus loin, il me rattrapera  et me dépassera comme une balle, tout comme GAGARINE qui a retrouvé la pêche et qui m’enrhumera littéralement (il me mettra presque une demi-heure à l’arrivée après avoir subi un bon coup de pompe peu avant le 4ème ravito !!!!) Quelle santé retrouvée ! Je suis content pour lui. Mes cuisses deviennent de plus en plus dures et les montées se font au ralenti.

C’est en arrivant au 101-102 ème Km que la batterie de  mon GPS rend l’âme (tant que c’est elle et pas moi), juste à la jonction avec la route qui mène à la piste de ski de RUY. Pourtant, cela ne fait que 1600 Hr de course et son autonomie est normalement de +- 20 Hr. Pas grave, la fin (de la Moulinette) est proche. J’estime mettre 1 Hr pour parcourir les 5-6 derniers Km (mais je me trompe !) La montée de la piste de ski est longue et ce n’est pas de la tarte, surtout en fin d’épreuve comme maintenant. Il fait toujours clair et je vois encore bien les balises. SMS de NONO pour m’encourager  (et aussi me narguer : plus de bières Célestes) et qui m’annonce que lui et FRED ont arrêté au 70 ème, plus de jus ! Dommage !!! Par contre, ils sont en train d’attaquer le stock de Célestes semble-t-il !!!!

J’arrive lentement au sommet de la piste puis, après un petit passage encore à découvert, je m’engouffre dans les bois et je dois bien me résoudre à sortir la frontale. J’ai bien fait car les balises se voient très bien et puis j’arriverai de nuit ! La traversée des bois est agréable malgré les poteaux qui me servent de jambes et c’est vers 2220-25 Hr que j’arrive au point d’arrivée, après 1717 Hr de course. L’entrée dans le chalet est géniale, l’accueil est chaleureux et l’ambiance est top. Je retrouve tout le monde dont « mon boss », NODULE, qui a terminé plus d’une heure avant moi juste après BOWIE. Chapeau les gars !

Une Céleste gracieusement offerte par Claire me requinque illico, que cela fait du bien ! On discute un chouïa (le terme à la mode ici) et il est temps de se refaire une beauté avant de déguster le délicieux repas préparé par les charmantes dames célestes. Hmm, c’est bon.
Le retour ne sera pas des plus facile  et je « piquerai un somme » sur le parking de BARCHON durant une bonne heure. Ce serait trop bête de se « planter » maintenant.

Finalement,quelques chiffres :

- PDM (Bernard GODON) et DAC (Cédric LEHANCE) terminent les 1ers, main dans la
  main, en 1229 Hr 

- PAPY (Eric BROSSARD) du team BORN TO RUN : 8ème en 1407 Hr
- BOWIE (Pierre AUPAIX), team BORN TO RUN : 26ème en 1608 Hr
- NODULE (Yves WAROQUIER), boss du team BORN TO RUN : 27 ème en 1609 Hr
- BUFFALO JOE (c'est moi!), team BORN TO RUN : 43ème en 1717 Hr
- Christelle DUJACQUIER, dernière finisher en 2315 Hr

120 partants, 84 finishers : bravo à tous, tant les finishers que ceux qui ont dû stopper !

Voilà, c’était encore une superbe organisation des GOCC et encore merci à tous pour cette fabuleuse journée : les GOCC, tous les bénévoles, les participants, la météo, etc…Journée parfaite : on était bien !!!!


Le lendemain, après une grosse heure de VTT ultra cool en accompagnant mon 50 % qui, elle, court, je profite d’une nouvelle belle journée ensoleillée pour récupérer. Mes cuisses seront encore assez raides jusqu’au mardi soir et, dès le mercredi, tout rentre progressivement dans l’ordre.


Prochaine étape, la montagne, avec le Trail de VERBIER SAINT-BERNARD, en SUISSE, le WE des 07-08 juillet 2012 : 110 Km et 7000 M D+ (http://www.trailvsb.com/).
J’y participerai avec NONO  et sa pétillante épouse, Nathalie.

On y sera bien aussi !!!!

BUFFALO JOE

mardi 8 mai 2012

Les épreuves de préparation à la DIAGONALE DES FOUS (LA REUNION) se succèdent et, ce 05/05/2012, il s’agissait du :
4ème Trail des Vallées du Chevalier (54 Km et 1800 M D+)
MARCHE-LES-DAMES
Comme pour LA BOUILLONNANTE le mois passé (21 avril), la météo n’est vraiment pas bonne du tout et le terrain promet d’être ultra-boueux. D’ailleurs, l’organisation a déjà prévu le coup en annonçant sur leur site internet, la veille de l’épreuve, ceci :

Dernières infos...
Compte tenu des prévisions météo et de l'état des vallées, une partie de celles-ci sera supprimée.
Cela ne change pas beaucoup la distance + - 1,5km en moins et en temps + - 30 min en moins.
Tout ceci sera précisé en détails lors du briefing samedi
Tout va bien on vous prépare une belle course...

Ces modifications n’étaient pas pour me déplaire, connaissant la partie technique (les « fameuses » vallées) qui, dans des conditions humides, seraient dangereuses. Mais, au bout du compte, au lieu de voir la distance  diminuer, elle s’est vue augmenter de 8 Km !!!!! Le parcours fera donc 62 Km au lieu des 54 Km annoncés !!!

Ci-dessous, le profil initial :
Donc, ce samedi matin, sous la pluie et à moto, direction le centre d’entraînement des Commandos à WARTET(MARCHE-LES-DAMES).
Retrait du dossard  et j’ai tout le temps de me changer pour passer du motard mouillé au trailer bientôt mouillé !
157 trailers étaient préinscrits mais je ne pense pas que tous étaient là au départ !!!
Peu avant le briefing, je rencontre Beaucaillou, que je ne connaissais pas et avec qui je vais aller à LA REUNION. Sympa !
0830 Hr : briefing dans la salle, au sec et puis tous les trailers du long parcours se dirigent vers le pied de la butte qui est maintenant l’incontournable point de départ de ce trail !

A 0903 Hr, le départ est donné et l’assaut de la butte est engagé. Dès le sommet de celle-ci, on a déjà les pieds trempés tellement le sol est gorgé d’eau…mais ce n’est qu’un début. Quelques centaines de mètres sont parcourus pour sortir du camp et nous nous retrouvons dans les champs pour ensuite rejoindre un chemin de campagne nous amenant à WARTET. Plongée (aujourd’hui, c’est bien le mot…) vers les Fonds de Wartet puis remontée (pas en apnée…) dans les bois puis redescente puis remontée puis…vous avez compris , ça monte et ça descend. Les montées sont pénibles car la boue nous fait glisser en arrière et les descentes sont casse-g…le car la même boue nous joue des tours ! Jusque là, je m’en tire bien : pas de chute.
Après +- 8 Km, retour au pied du camp et on regrimpe dans la forêt domaniale de MARCHE-LES-DAMES pour redescendre ensuite au pied des rochers d’escalade du camp. Vers le 10ème Km, on attaque la falaise et on a bien besoin de ses mains pour se hisser au sommet de ce mur rocheux. Vu la météo, nous éviterons toutes les grimpettes similaires des années antérieures. Malgré tout, les GO nous ont réservé quelques bonnes buttes casse-patte dans cette forêt.

Bientôt, je me retrouve avec DINE avec laquelle je parcourrai toute l’épreuve, parfois ensemble, parfois distant de quelques centaines de mètres, sans plus.                                            
                                                                                                                                      
Après +- 2 Hr de course, arrivée au 1er ravitaillement (ferme à BEEZ) situé vers le 16ème Km. Je refais le plein de mon bidon (en plus de ma poche à eau) et je repars à travers les étables de la ferme, sous le regard impassible des vaches.
Le parcours nous fait passer encore à travers bois et nous débouchons dans la carrière de BEEZ que nous quittons bien vite pour passer à travers les prairies sous le viaduc de BEEZ (merci aux usagers de ne pas jeter de canettes !) et arriver aux rochers des « GRANDS MALADES » (c’est pour nous ???). Nous traversons la MEUSE et nous attaquons le versant opposé en direction de ERPENT. Bois, champs et chemins de terre (transformés souvent en petits rus) nous amènent à ERPENT. Nous traversons le bois d’ERPENT, nous passons sous l’autoroute et nous remontons vers d’autres bois par des chemins ( ???) toujours aussi boueux pour arriver près des COMOGNES.  
Ensuite, à travers des chemins de terre (de boue), descente progressive vers MOZET. Remontée à travers bois et redescente vers GOYET où nous longeons un peu le SAMSON. Là, surprise du GO pour traverser la route : non par le dessus mais bien par en-dessous à travers un petit tunnel dans lequel je dois quasiment marcher à 4 pattes (on ne pense pas aux grands…).
 
                                             
Sitôt cette petite fantaisie accomplie, de nouveau une bonne grimpette à travers bois, puis des chemins de campagne et ensuite descente vers THON, au 40ème Km, où se trouve le 2ème et dernier ravitaillement. Cela fait +- 5 Hr que le départ a été donné. Je suis bien et la pluie recommence, pas de chance ! Je refais le plein complet de ma poche à eau et je suis bien inspiré au vu du rallongement imprévu (pour les coureurs) du parcours !!!

On quitte le ravito par une échelle, on remonte la route sur quelques centaines de mètres et on bifurque à nouveau dans les bois.   On arrive aux carrières de BONNEVILLE et on redescend ensuite à SCLAYN où nous traversons la MEUSE. Nous longeons le fleuve sur quelques centaines de mètres et nous franchissons un passage à niveau (j’ai eu de la chance : même pas 3 minutes après, le signal était au rouge) avant d’entamer une longue montée (encore) dans les bois de Foresse. Après +- 2 Km sur le plateau, alternance de montées et descentes vers VEZIN.
On arrive de nouveau aux Fonds de Wartet (57 Km selon mon GPS !!! Cela fait déjà 3 Km de plus que prévu…) et, bien sûr, remontée vers WARTET avant de redescendre vers MARCHE-LES-DAMES.

Avant d’arriver vraiment au bas de la localité, devinez, on remonte à travers bois pour se « taper » une descente vraiment casse-pipe (que l’on avait montée au tout début du trail) et nous amener les pieds dans le ruisseau, non loin de l’Abbaye Notre-Dame-du-Vivier. Selon les GO, c’est pour nous décrotter les chaussures : bien vu ! On en est au 60ème Km !!!!
On revient vers le pied du camp par un chouette sentier et nous empruntons, en guise de dessert, les interminables escaliers amenant au camp supérieur. Au sommet, il ne reste plus que 400 M pour franchir la ligne d’arrivée, ce qui est fait après 07 Hr 47 de course pour moi.
Dine arrivera quelques minutes plus tard et Beaucaillou, pas en forme et pas encore retapé, a arrêté au 40ème Km.

Résultat : je suis content, j’en ai eu pour mes sous (8 Km de plus que prévu…et sans me tromper !), pas de crampes, bonne ambiance.
Une bonne douche bien chaude et ensuite retour, à moto et sous la pluie, at home. Quelle journée !!!

Pour info :             - 1er         :               Esmond TRESIDDER                           : 05 Hr 24                                            
                               - 4ème       :               Eric BROSSARD (BORN TO RUN)    : 05 Hr 59 (1er V1)
                               - 62ème    :               moi (BORN TO RUN)                           : 07 Hr 47 (9ème V2)
                               - 66ème    :               LAINE Claudine (DINE)                     : 07 Hr 51 (2ème dame)
                               -120 ème
                                 et dernier finisher : AZZOLINI Adriano                      : 10 Hr 52, accompagné par le serre-file Poulet                                      
                         
Le team BORN TO RUN a de tout dans son écurie : des chevaux de course et des chevaux de trait !!!! Quel éclectisme !

                                                              
Eric BROSSARD dit Papy (le cheval de course)        








                           Joël MEUWIS dit (Buffalo) Joe (le cheval de trait)


(Buffalo) Joe